Le cinéma coréen reconnu hors de ses frontières

25 février 2013 at 19:25

L’actrice Michelle Yeoh

Plusieurs manifestations célèbrent le cinéma coréen en Asie mais aussi en Europe.

C’est le cas de Pusan où en 2011 Luc Besson et Michelle Yeoh  présentaient  « The Lady ». L’actrice malaisienne avait accepté de jouer le rôle de la dissidente et ce, malgré les risques liés à la situation en Birmanie. Lors de la conférence de presse,  des notes d’espoirs sont parvenues jusqu’à la salle,  car des opposants au régime birman venaient d’être libérés grâce à l’action d’Aung San Suu Kyi.

Plus tard  Lee Chang Dong donnait une leçon de cinéma à des jeunes de l’académie du film asiatique. Il y parlait de son respect du public ainsi que de la construction et du sens qu’ont ses films. Lorsqu’il travaille sur un script celui-ci grandit en lui  et devient réalité autour de lui. Ses acteurs réagissent à la situation et donnent leur interprétation du rôle,  il ne  dirige pas beaucoup, il parle davantage au cadreur, pour les angles et les mouvements de caméra. A l’image du film Poetry il s’est toujours senti proche des personnages vulnérables c’est pourquoi le réalisateur décrit les sentiments avec richesse, simplicité et  poésie.

Le festival de Pusan permet aussi de rencontrer les organisateurs d’autres festivals, comme Ricardo Gelli qui, passionné de culture et de cinéma coréen en particulier, lui a consacré un festival à Florence. La dixième édition   a eu lieu en 2012 du  23 au 31 mars au cinéma Odéon, superbe écrin construit en 1922 à l’intérieur du palais Strozzino lui-même construit en 1462. La soirée inaugurale, avec les musiciens et danseurs du

Song Kang-ho et Ricardo Gelli

L’acteur Song Kang Ho et Ricardo Gelli

groupe A-Kwi  de Jeonju, fut une occasion festive de savourer boissons et nourritures coréennes. Des  comédies, des  courts métrages et des films en tout genre et de toutes périodes s’y sont succédés.

La manifestation a  eu l’honneur de projeter  une  rétrospective de films avec le grand acteur Song Kang Ho : The show must go on de Han Jae Rim où il interprète un gangster, The Foul

King de Kim Ji Woon où il joue un catcheur, et d’autres films à succès comme The good, the bad, the weird de Kim Ji Woon,  JSA – Joint Security Area , Sympathy for Mr. Vengeance et Thirst tous de Park Chan Wook, Memories of Murder de Bong Joon Ho, Secret Sunshine de Lee Chang Dong et  Hindsight de Lee Hyeon Seung.

Durant le festival les spectateurs ont été invités à noter les films, ainsi Late blossom (그대를 사랑합니다) de Yoon Ryoo Hae, comédie romantique sur l’amour entre des personnages de tout âge  a reçu le prix du public.

Le prix de la critique a été attribué à  Sorry and thank you (미안해, 고마워) réalisé par quatre réalisateurs différents (Yim Soon Rye, Oh Jean Kyun, Song Il Gon et Park Heung Sik) et traitant plusieurs histoires autour du thème de l’amour envers nos amis à quatre  pattes, les chiens.

Le mois d’avril arrive et avec lui, le festival  Terracotta de Londres  situé en plein cœur du quartier asiatique de Leicester. Dans le cinéma Prince Charles  quelques films coréens dont  Mye wax  (마이 웨) le nouveau film de guerre du réalisateur  Kang Je-Gyu, Arirang  (아리랑) documentaire  introspectif de Kim Ki Duk,  Couples (커플즈) joyeuse comédie pleine de péripéties de Jeong Yong Ki, et Dancing Queen (댄싱퀸) de Lee Suk Hoon qui fait le pont entre le monde politique et celui de la danse.

Kim Ki-duk

Le réalisateur KIm Ki Duk entouré des acteurs principaux de Pietà, Lee Jung Jin et Jo Min Soo.

En mai le festival de Cannes  permet la rencontre de plusieurs films avec le public et celle des distributeurs coréens  avec les professionnels, c’est ici aussi que s’organise  l’avenir  d’autres événements.

En octobre 2012 entre des tours immenses à Haeundae, Pusan vint féliciter Kim Ki-Duk, lauréat du  lion d’or à Venise pour son film  Pieta. Son œuvre est composée de films puissants  tels que  le lyrique  Printemps, été, automne, hiver… et printemps (여름 가을 겨울 그리고 봄), l’histoir

e d’amour Locataires (빈집) et l’intimiste  Arirang (아리랑). Il se situe dans un registre différent de Park Chan -Wook ou Bong Joon-Ho, bien qu’étudiant les problèmes psychologiques  et la condition humaine.

Ce style de film dit réaliste s’exporte plus et mieux en Europe que les comédies romantiques.Ce  grand festival asiatique renforce par différentes aides financières et matérielles, la solidarité entre pays du continent. Chaque année des jeunes réalisateurs apprennent  tous les processus de création d’un film. Avec 220 000 tickets vendus,  plus de 300 projections, des présentations publiques et professionnelles  des plus grand acteurs et réalisateurs le Festival International du Film de Pusan constitue la vitrine du cinéma asiatique.

Écrit par Jérome Plazy

Jérome Plazy a écrit 1 articles pour Koranews.fr.

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