De la nouveauté dans le panorama de la littérature coréenne en France

Il est des gens qu’un brin de folie assaille, et dont rien n’arrête la passion. Depuis un an désormais, Jean-Claude de Crescenzo et Kim Hye-Gyeong de Crescenzo, respectivement, enseignants de langue et civilisation de la Corée à l’Université Aix-Marseille, ont crée une maison d’édition dédiée à la littérature coréenne. Decrescenzo Éditeurs est née courant 2011, ses premiers livres sortiront le 1er Octobre 2012.

Decrescenzo Éditeurs - www.decrescenzo-editeurs.com

Decrescenzo Éditeurs – www.decrescenzo-editeurs.com

Forts de prés de 5 ans d’activités incessantes à promouvoir la littérature coréenne sous tous ses aspects, notamment à travers la revue en ligne www.keulmadang.com, et l’organisation d’événements littéraires sur Aix en Provence et sa région (avec entre autres, la venue de KIM Young-ha, LEE Seung-U, KO Eun, YI In-seong, Hwang Sok-yong et bien d’autres auteurs confirmés ou prometteurs..), ils se sont lancés dans ce nouveau défi.

Leurs premières parutions, centrées sur les jeunes auteurs, sont issues de leur première collection Micro-fictions.

Cours, papa, cours ! de KIM Ae-ran :

 » Un père en short fluo qui n’a cessé de courir depuis que sa fille est née, un père qui perd son enfant dans un jardin public, un père qui ne croit pas au destin d’écrivain de son fils, un père sans domicile fixe, compagnon et cause des insomnies de sa fille, un père qui se dispute avec un lampadaire, voici les portrait au vitriol et pourtant attendris que nous adresse Kim Ae-ran depuis sa lointaine Corée.

Les cinq Microfictions du présent volume sont issues du recueil Cours papa, cours… et nous donnent à lire dans un style incisif et souvent loufoque, l’impact de la modernité dans un pays où chaque membre de la famille, première institution, devient tour à tour parent et enfant.

« La force de KIM Ae-ran nous permet d’accepter et de dépasser nos peines, dans un agréable mélange d’humour, de sentiment, et plonge soudainement les lecteurs dans une expérience transcendantale, sa magie transforme la lumière sombre d’un lampadaire en un somptueux feu d’artifice. Tout cela donne du plaisir à lire son roman. »

KIM Young-ha, Ecrivain

Kim Ae-ran

KIM Ae-ran

KIM Ae-ran

Figure de proue de la jeune génération, Kim Ae-ran est née en 1980 à Incheon. Elle a fait son entrée dans le milieu littéraire avec sa nouvelle intitulée «La Porte du Silence», remportant le prix littéraire de Daesan pour Étudiants en 2002.

Puis, elle a commencé sa carrière d’écrivain avec la publication de cette même nouvelle dans une revue trimestrielle, Quarterly Changbi. Depuis lors, elle a été régulièrement récompensée par des prix littéraires tels que, Daesan Creative writing Funds, Hankook Ilbo Literary awards.

Elle a été le plus jeune auteur à recevoir ce prestigieux prix.  Si le début du 21ème siècle est marqué par la crise de la littérature ou celle de la fiction, il est plus remarquable que Kim Ae-Ran soit devenue presque un phénomène littéraire de notre temps. Kim Dong-Shik, critique littéraire renommé, la décrit comme «l’auteur qui détruit la grammaire traditionnelle du roman ».

La bibliothèque des instruments de musique de KIM Jung-hyuk :

La bibliothèque des instruments de musique

La bibliothèque des instruments de musique

La crainte de disparaître sans jamais avoir accompli d’œuvre obsède le narrateur au point qu’il consacre une bonne partie de son temps à reconstruire les règles du bon comportement.

Tirer le meilleur parti de la vie est ici le filigrane qui conduit les personnages à réinterpréter les normes sociales, à rentrer en conflit avec les convenances.

L’impossibilité d’obéir aux valeurs qui régissent la société coréenne offre à Kim Jung-hyuk l’occasion de proposer une réinterprétation possible de l’aventure humaine. Aux produits manufacturés qui bordent notre quotidien, Kim Jung-hyuk y substitue sa propre nomenclature : sons nouveaux, instruments bizarres, voix discordantes, bibliothèques hétéroclites… Les déjantés abondent dans ces récits où chaque personnage tente d’inventer sa propre grammaire plutôt que suivre les pistes encombrées de conventions. Et au diable si l’un chante faux dans une chorale ou si l’autre enregistre tous les sons du monde pour en faire un nouveau karaoké.

Les quatre Micro-fictions de ce volume nous racontent dans un style direct, teinté d’un humour permanent, comment construire le sens d’une vie, envers et contre tout.

Kim Jung-hyuk

KIM Jung-hyuk

KIM Jung-hyuk

Kim Jung-Hyuk est né en 1971 dans la ville de Kimcheon, située dans le département du Gyeongsangbukdo.

Après avoir fait des études littéraires à l’Université de Kye-Myung, il a été journaliste dans un magazine culinaire et de voyage pendant 3 ans.

Il a débuté avec une nouvelle, «Penguin News». Esprit curieux, en même temps dessinateur, collectionneur, journaliste, DJ, et écrivain, Kim Jung-Hyuk s’intéresse à toutes les réalités contemporaines. Sa nouvelle « D le décalé » lui a valu le Prix littéraire de Kim Yu-Jeong en 2008.

Cette nouvelle appartient à son deuxième recueil de nouvelles, intitulé « La Bibliothèque des instruments de musique ». Il a été également primé par le grand prix des jeunes auteurs en 2010 et le prix du jeune artiste (littérature) en 2011.

Source : www.koreanews.fr

Écrit par Franck

Franck Decrescenzo a écrit 43 articles pour Koranews.fr.

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