Iris / 아이리스

18 janvier 2012 at 17:21 , , , , ,

Synopsis : 

Kim Hyun-Jun et son meilleur ami Jin Sa-Woo sont recrutés par la NSS (National Security Services), les services secrets sud-coréens, pour devenir agents. Ils travaillent au service de Choi Seung-Hee, dont ils tombent tous deux amoureux. Mais lorsque Kim Hyun-Jun se rapproche de Choi Seung-Hee, Jin Sa-Woo décide de taire ses sentiments. Un soir, alors qu’ils fêtent tous les trois une mission réussie en Hongrie, Hyun-Jun reçoit un message le convoquant à un rendez-vous secret. Baek-San, le directeur adjoint de la NSS le charge alors d’une mission en solo : il s’agit de tuer un homme d’état nord-coréen. Hyun-Jun réussit sa mission mais il est blessé pendant l’opération. Lorsqu’il demande assistance à Baek-San, ce dernier lui fait savoir qu’il ne peut l’aider, avant de lui envoyer un tueur pour l’exécuter, un tueur qui n’est autre que Jin Sa-Woo…
Hyun-Jun ne se doute pas qu’il a mis les pieds dans une sombre machination orchestrée par une organisation secrète du nom de « IRIS »

Iris/아이리스

Le drama IRIS est l’un des plus grands succès de l’année 2010 en ce qui concerne le monde des dramas. En effet, dès le début, il a démarré sur les chapeaux de roue avec plus de 20% de part d’audience pour le premier épisode, pour atteindre les 30% au huitième épisode. Avec un budget moyen d’un million d’euros par épisode ce thriller, mélangeant action et espionnage, a la particularité d’avoir plusieurs aspects des plus grandes séries d’action américaines en y mêlant une production de qualité et des scènes tournées aux quatre coins du monde.

Série coréenne initiée par Kang Je-Gyu et librement inspirée de son film « Shiri » sorti il y a une dizaine d’années, IRIS offre un cocktail généreux de thriller d’action, d’espionnage et de romance. Imposant un rythme soutenu grâce à des scènes d’action extrêmement ambitieuses, IRIS allie la qualité d’un scénario développant des enjeux politiques complexes à une mise en scène énergique et percutante. En d’autres termes, IRIS constitue un bon bol d’air frais dans l’univers monotone des séries policières actuelles.

Derrière ce projet ambitieux, nous retrouvons un personnage incontournable de l’industrie : Kang Je-Gyu, l’homme à qui l’on doit entre autres le film de guerre « Frères de Sang » mais aussi et surtout « Shiri », le thriller d’action qui a révolutionné les standards du cinéma coréen en 1999. L’histoire d’IRIS s’inspire d’ailleurs librement de l’univers de Shiri, en plus de se situer dans la même veine sur le plan de la mise en scène. Pour asseoir son succès auprès du public, IRIS avait également besoin d’une star crédible à la tête du casting, et c’est le charismatique Lee Byung-Hun, vu notamment dans « A Bittersweet Life », dans « Le Bon, la Brute et le Cinglé « et aux Etats-Unis dans « G.I. Joe : Le Réveil du Cobra », qui écope du rôle principal.

L’histoire propose un cocktail inédit d’espionnage, d’action et de romance et débute par la mise en place du triangle amoureux qui occupera le devant de la scène, à savoir Kim Hyun-Jun (Lee Byung-Hun) et son meilleur ami Jin Sa-Woo (Jeong Jun-Ho), tous deux recrutés par une femme du nom de Choi Seung-Hee (Kim Tae-Hee) pour devenir agents de la NSS (National Security Services, les services secrets sud-coréens). Les deux hommes ont la mauvaise idée de tomber amoureux en même temps de leur supérieure hiérarchique, ce qui entraînera bien sûr des conséquences en chaîne des plus dramatiques. Pas de doute, nous sommes bien dans une fiction coréenne, où le mélodrame tient toujours une place centrale dans le récit, et où les sentiments explosent aussi vivement à l’écran que les différentes scènes d’action. S’il est une caractéristique de la série qui pourra éventuellement constituer une barrière culturelle pour le public français, c’est l’accumulation dans les cinq premiers épisodes de scènes romantiques très fleurs bleues, accompagnées de chansonnettes plus ou moins réussies. Toutefois, on devine dès l’ouverture du premier épisode, très percutante, qu’IRIS possède bien d’autres atouts dans son jeu. A commencer par un scénario de qualité laissant la part belle à l’action.

Ces séquences d’action constituent l’une des attractions majeures de la série grâce à une mise en scène à la fois terre-à-terre et immersive utilisant abondamment la caméra à l’épaule. Citons parmi les moments les plus mémorables l’évasion haletante de Hyun-Jun à Budapest, l’assassinat du diplomate japonais dans un restaurant, la prise d’otage au sein de la NSS ou encore la fusillade autour d’un bus en plein Gwanghwamun. Les affrontements au corps à corps atteignent le même degré de brutalité que les scènes d’actions armées, comme on le constate dans le combat dans un laboratoire entre Seung-Hee et un terroriste nord-coréen (il est rare de voir une actrice s’investir dans une scène d’une telle violence !). Toutefois, si les tueries sont au rendez-vous, elles sont toujours mises au service du scénario et ne paraissent par conséquent jamais gratuites.

 La mise en scène flirte certes volontiers avec le cinéma, mais le choix du format de la série télévisée trouve tout son sens dans le développement des relations entre les personnages. De l’opposition entre Hyun-Jun et Sa-Woo aux amours contrariées de Hyun-Jun et Seung-Hee, le scénario exploite des thèmes en somme tous très classiques. Soulignons au passage le talent des scénaristes pour arrêter chaque épisode sur un moment reposant chaque fois sur un face-à-face ; une touche de suspense qui a toujours pour effet de donner envie de se précipiter vers l’épisode suivant…

Hyun-Jun  s’impose sans mal comme le héros tragico-romantique par excellence, un costume endossé à la perfection par l’acteur Lee Byung-Hun. D’abord révélé à la télévision dans des rôles romantiques, l’acteur s’est forgé au fil des années une crédibilité dans l’univers du thriller et du cinéma d’action. Lee Byung-Hun prouve qu’il peut se permettre de jouer simultanément sur les deux facettes de son image, ce qu’il fait avec l’intensité et la classe qu’on lui connaît. Pour lui faire face, Kim Tae-Hee (« The Restless« ) s’impose aussi bien en tant que partenaire romantique que femme d’action, et Jeong Jun-Ho (« The Legend of the Evil Lake« , « Another Public Enemy« ) gagne toujours plus en relief à mesure que son personnage se laisse entraîner dans un cercle infernal de trahison. Parmi les personnages secondaires, très hauts en couleur, Kim So-Yeon (« Seven Swords », « Princess Prosecutor ») tire très bien son épingle du jeu en espionne nord-coréenne au regard mélancolique dirigée par un patron campé par Kim Seung-Woo (« Yesterday »), impeccable. Enfin, du côté des personnages peu recommandables, Kim Young-Chul (« A Bittersweet Life« ) fait un « méchant » machiavélique et insaisissable à souhait, tandis que le chanteur T.O.P. (membre du groupe de K-pop BIGBANG) intrigue par ses apparitions rares, mais il reste toujours choc dans le rôle du tueur implacable tiré à quatre épingles. Cependant, nous n’hésiterons pas à estimer la fin comme l’une des fins les plus frustrante qu’il puisse exister (et aussi l’une des plus incompréhensible).

IRIS, c’est donc une intrigue sacrément bien ficelée, chaque épisode nous fait sa part de révélation, mais plus on avance dans le drama et moins on a l’impression d’en savoir, vu l’ampleur que prend la situation au fur et à mesure. Le téléspectateur est tenu en haleine tentant de retenir tous les différents personnages et les nouveaux éléments s’ajoutant à l’histoire, et ce jusqu’au dernier épisode (mention spéciale à la chanson « Hallelujah » du groupe de k-pop  BIGBANG qui reflète très bien l’ambiance générale de la série).

En conclusion, nous pouvons affirmer que le drama IRIS mérite amplement le détour, alliant la qualité d’un scénario complexe, des personnages attachants et des scènes d’action spectaculaires.

  • Genre: Action, mystère, thriller, romance.
  • Episodes: 20
  • Broadcast network: KBS2
  • Compagnie de production : Taewon Entertainment
  • Réalisateurs :Kim Kyu Tae, Yang Yoon Ho (양윤호)
  • Ecrivains :  Choi Wan Kyu, Kang Je Kyu
  • Scénaristes: Kim Jae Eun, Jo Kyu Won (조규원), Kim Hyun Joon (김현준)

Casting :

•  Lee Byung Hun (이병헌) est Kim Hyun Joon
•  Oh Eun Chan (오은찬) as Hyun Joon (enfant)
•  Kim Tae Hee (김태희) est Choi Seung Hee
•  Jung Joon Ho (정준호) est Jin Sa Woo
•  Kim Seung Woo (김승우) est Park Chul Young
•  Kim So Yeon (김소연) est Kim Sun Hwa
•  T.O.P (탑) de son vrai nom Choi Seung Hyun (최승현) est Vick
•  Hyun Jyu Ni (현쥬니) est Yang Mi Jung (hackeuse employée par le NSS)
•  Yoo Min (유민 ) est Sato Eriko
•  Kim Young Chul (김영철) est Baek San (sous directeur du NSS)
•  Yoon Je Moon (윤제문) est Park Sang Hyun (chef du NSS)
•  Yoon Joo Sang (윤주상) est Oh Hyun Kyu (chef du NSS)
•  Lee Jung Gil (이정길) est Jo Myung Ho (Président de la Corée du Sud)
•  Jung Han Yong (정한용) est Jung Hyung Joon (Conseiller du président)
•  Na Yoon (나윤) est Hwang Tae Sung (member du NSS)
•  Kim Hye Jin (김혜진) est Yang Jung In (membre du NSS)
•  Myung Ji Yun (명지연) est Hong Soo Jin (conseillère du président)
•  Miyama Karen est Yuki
•  Kim Gab Soo (김갑수) est Yoo Jung Hoon
•  Park Soo Hyun (박수현) est Park Joong Kwon
•  Jung Ho Bin (정호빈) est Kang Chul Hwan
•  Park Yong Ki (박용기)est Yoo Kang Oh
•  Kim Hyung Jong (김형종) est un agent nord-coréen

 

Écrit par Clémence

Clémence Scarbonchi a écrit 16 articles pour Koranews.fr.

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