Partez à la rencontre de l’Amiral Yi Sun-sin

18 décembre 2011 at 15:39 , , ,
L'Amiral Yi Sun-sin

L'Amiral Yi Sun-sin

1-Quai de Jungangdong

Si vous prenez la direction de la mer au carrefour de Jungangdong, se trouve une place thématique ; c’est la place de l’amiral YI Sun-sin, aménagée en avril 2010. Le site de la place était auparavant l’emplacement du quai de Jungangdong, où de nombreux bateaux de pêche circulaient et assuraient l’approvisionnement en poissons frais. Le site a été aménagé en marché de Seonseo aujourd’hui, juste à côté de la place de l’amiral YI. Tôt le matin, les touristes peuvent assister aux ventes aux enchères de poissons.

Au milieu de la place de l’amiral YI, vous pouvez voir au loin un grand bâtiment de Jinnamgwan (trésor no°304) situé dans la montagne de Jongo et donnant sur la mer. A votre droite, se trouve l’île de Janggun et le grand pont de Dolsan. A votre gauche, les travaux de construction du 2ème grand pont de Dolsan sont en cours.

Autour de la place se trouvent quelques installations liées à l’amiral YI, à savoir les colonnades pour célébrer les 11 victoires remportées par l’amiral YI pendant l’exercice de ses fonctions d’amiral de la partie gauche de la province de Jeolla, le jet d’eau qui s’appelle le « feu du patriotisme » symbolisant l’esprit patriotique de l’amiral YI et les murs sur lesquels sont décrits la vie et les actions de l’amiral YI.

Le plus remarquable c’est dans la place, les gradins en bois et la passerelle en bois menant au belvédère et donnant sur la mer. Au loin, cela ressemble à une tortue étant dans son cou. La bouche de la tortue est un belvédère avec une vue magnifique sur la mer. En raison de son ambiance romantique, ce belvédère est fréquenté surtout par les amoureux.

Stèle de Taru-bi

Stèle de Taru-bi

Depuis la place de l’amiral YI, si vous vous dirigez en direction de l’île d’Odong on y trouve le parc marin de Jongpo. Si vous prenez le chemin à côté du centre social de Jungangdong, vous arrivez dans une rue à Goso-dong, dont les murs sont entièrement décorés de peintures murales. En continuant dans cette rue, vous croisez la rue de Gosodae, au bout de laquelle se trouve Taru-bi, trésor no°1228. Taru-bi est la stèle commémorative de l’amiral YI, érigées par ses subordonnés 6 ans après sa mort. Elle est située à droite de Tongjeyigong-sugundaecheop-bi, le monument commémoratif pour célébrer les grandes batailles navales remportées par l’amiral YI Sun-sin. A l’embarcadère situé sur la route vers le parc de Jongpo, vous pouvez prendre le bateau à destination de l’île de Janggun.

2- Ile de Janggun

L’île de Janggun est située à 5 minutes en canot à partir de l’embarcadère de Jongpo. Il y a des pierres énormes et une forêt riche, mais ce qui est le plus connu sur l’île de Janggun, c’est la forteresse submergée (Sujung-Seong). La forteresse fut construite par l’amiral YI Ryang en 1497, pendant qu’il était amiral de la partie gauche de la province de Jeolla. Composé de la digue submergé et de la haie en bois reliant l’île de Dolsan et celle de Janggun, la forteresse submergée avait pour but de se défendre des troupes japonaises, qui avaient l’habitude d’attaquer le territoire coréen par la mer.

Ile de Janggun

Ile de Janggun

Actuellement sur l’île de Janggun, on peut voir les monuments « Janggunseong-bi » et « Bangoechukje-bi », érigés pour célébrer la construction de la forteresse submergée dans le but de se défendre contre l’ennemi. Parmi les stèles à Jinnamgwan figure aussi « Bangoechukjebi », érigée en 1710 par les descendants de l’amiral YI Ryang.

Le chemin traversant la forêt, du port de l’île de Janggun au sommet de l’île, est paisible. Au sommet, se trouve un petit parc où vous pouvez voir environ 1 000 cerisiers japonais plantés en 1914, durant l’occupation japonaise, qui entourent l’île de Janggun. Au printemps, les fleurs de cerisiers japonais offrent une vue magnifique. L’île de Janggun est une petite île ; la longueur de la ligne côtière n’est que de 600 m. Mais c’est un endroit idéal pour se promener, nez au vent. Autrefois un champ de bataille féroce, c’est aujourd’hui une île paisible. Les touristes en famille pêchant au bord de la mer font oublier la bataille menée par l’amiral YI Ryang à l’époque.

3- Le bateau tortue de l’Amiral Yi Sun sin

Si vous prenez le grand pont de Dolsan à partir de l’embarcadère de Jongpo et tournez à droite, se trouve l’embarcadère de Dolsan. Vous pouvez voir le quai des bateaux de plaisances, les restaurants de sushi et la maquette du bateau tortue flottant sur la mer. C’est une maquette en taille réelle du bateau tortue utilisé pendant l’invasion japonaise en 1592, fabriquée en 1986 par l’association « Développement culturel du quartier général de la partie gauche de la province de Jeolla », en se basant sur les résultats de l’étude. La maquette du bateau tortue fabriquée il y a 24 ans est composée de trois étages.

Bateau tortue

Bateau tortue

Au 1er étage, se trouve un portrait de l’amiral YI Sun-sin et des répliques en cire des soldats marins en tenue militaire de l’époque, qui sont en train de ramer ou de donner des ordres. Les armes telles que canons et lances sont également exposées. Au rez-de-chaussée, l’espace est divisé en plusieurs compartiments, à savoir la salle de repos, le lieu de fabrication de la poudre à canon, la cuisine, l’infirmerie, etc. Pour la cuisine, ils utilisaient le charbon sec pour éviter la fumée. Il s’agissait d’une méthode inspirée par les pêcheurs ; allumer le feu sans faire de fumée. Une idée très sage. Nos ancêtres avaient aussi eu l’idée brillante de ramer en sens vertical, parce qu’en ramant en sens horizontal, les rames risquaient d’être endommagées par les bateaux de l’ennemi qui passaient à côté. Au final, la maquette du bateau tortue offre une bonne occasion aux visiteurs d’apprendre la vie à l’intérieur du bateau tortue et les sagesses de nos ancêtres.

4- Champ de bataille de Musulmok

A environ 7 km de l’embarcadère de Doldan, se trouve Musulmok, où l’amiral YI Sun-sin remporta une grande victoire contre la marine japonaise pendant la bataille de Myeongryang. La mer est aujourd’hui calme et ensoleillée, mais ce fut autrefois un champ de bataille acharnée. Musulmok est un terrain de dépôt dont la largeur n’est que de 100 m, entouré par la mer sur deux côtés, est et ouest. Avant de construire la digue d’aujourd’hui, ce terrain fut submergé par la mer lors de la marée haute et relié à la terre à marée basse. L’amiral YI eut une idée brillante ; recouvrir Musulmok de plantes, pour que cela semble, à distance, submergé par la mer. Les navires japonais qui entrèrent par ce bras de mer ne réussirent pas à sortir, et ils furent attaqués par les troupes coréennes qui les attendaient dans les montagnes de Somi et Daemi.

Cet endroit fut appelé au début « Pinae » signifiant la mer rougie par le sang des victimes, et ensuite appelé « Museoun Mok », le passage mortel, qui est devenu aujourd’hui « Musulmok ». Une autre origine du mot « Musulmok » serait le dérivé du mot « Musulnyeon », signifiant la dernière année de l’invasion japonaise en 1597.

Coucher de soleil sur Musulmok

Coucher de soleil sur Musulmok

Indifférents à l’histoire de Musulmok, les pêcheurs et les familles passent leurs journées paisibles à pêcher au bord de la mer. Sur la digue de Musulmok, une forêt de pins est aménagée, un endroit idéal pour se reposer. Le musée des sciences de la mer et de la pêche géré par la province de Jeolla est juste à côté, offrant des moments inoubliables aux familles avec des enfants. Musulmok est également un site apprécié par les photographes, surtout pour la vue du lever du soleil spectaculaire le matin. Vous pouvez aussi prendre des photos de scènes pittoresques, comme les vagues sur les cailloux créant un effet de brouillard, le soleil levant entre les deux îles, etc.

5- Seonso de Bangdabjin

Un vieux monsieur BAK Gi-wan rencontré devant Seonso nous a fait part de ses souvenirs liés à Seonso. ; « Quand j’étais petit, il y avait beaucoup d’arbres âgés de plus de 500 ans. On s’amusait à grimper aux arbres et à passer de l’un à l’autre. » Aujourd’hui, la plupart des arbres sont morts et il n’en reste que très peu. Saedae, où se trouvent les chaises vertes et jaunes, fut un lieu pour pratiquer le tir à l’arc. Monsieur BAK a appelé la colline couverte de pins située en face, « Soltong ». Il déclara que les soldats plaçaient une cible sur cette colline et pratiquaient le tir à l’arc. Les enfants allaient chercher les flèches perdues

Seonso est entouré par la forteresse de Bangdabjin. En ce lieu se trouve un village maintenant, ce qui rend difficile la reconnaissance du lieu original de la forteresse. Mais, il reste encore quelques parties des remparts dans les champs et les murs de soutènement construits en utilisant les pierres des remparts.

Seonso de Bangdabjin

Seonso de Bangdabjin

On y trouve les ruines des trois portes de la forteresse de Bangdabjin ; La ruine de la porte Est est située sur le col en direction de l’école primaire de Dolsan. La porte Ouest est sur la voie descendante de l’église de Dolsan. A Nammunsanghoe, situé dans le sud de la porte Ouest et au bord de la mer, se trouve la pierre angulaire de la porte Sud. En plus de Seonso et la forteresse de Bangdabjin, se trouve dans la région de Gunnae-ri, la sous-préfecture de Dolsan-gun, autrefois utilisée pour « Hyeongbangcheon » (établissement public pour les fonctionnaires de rang inférieur), à côté du bureau de l’administration municipale d’une commune, ainsi que le groupe de stèles commémoratives « Seonjeong-bi-gun ». On y trouve aussi l’école confucianiste « Hyanggyo » et les ruines de « Bongsudae » (poteau pour l’allumage de feux d’alarme) de Bangdabjin, à Dunjeon-ri. Gunnae-ri et ses alentours abritent partout les traces de Bangdabjin, ce qui stimule la curiosité des voyageurs et les invite à participer à la chasse aux trésors historiques.

Sur les traces de l'Amiral Yi Sun-sin

Sur les traces de l'Amiral Yi Sun-sin

Source : Expo 2012 Yeosu Korea

Pour continuer le voyage : L’écrivain Kim Hoon :

« … Ce n’est donc pas une coïncidence que son livre le plus lu soit « Le chant du sabre », un roman sur l’amiral Yi Sun-Sin, personnage pratiquement considéré comme sacré dans l’histoire coréenne.« Le chant du sabre » ne s’est pas seulement vendu à plus d’un million d’exemplaires en Corée, mais a aussi valu à son auteur de recevoir le prix Dongin Literary, en faisant un cas rare de succès critique et commercial. « Le chant du sabre » est un roman historique avec en toile de fond la guerre qui opposa la Corée au Japon au XVIe siècle. Il a été traduit dans plusieurs pays, dont la France où il est disponible dans la collection Gallimard Du Monde Entier. Le personnage principal n’est autre que l’amiral Yi lui-même… »

In extenso sur www.keulmadang.com

Écrit par Franck

Franck Decrescenzo a écrit 43 articles pour Koranews.fr.

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